Portrait de Femme : Emilie Cucchi, architecte d’intérieur

Emilie Cucchi

Âge : 31 ans
Statut : Célibataire, 1 enfant
Métier : Architecte d’intérieur

Que faites-vous dans la vie ?
J’ai une mission de simple conseil dans l’aménagement, où l’on m’appelle pour voir ce que je peux apporter en terme d’agencement, par exemple pour pouvoir prescrire un bien immobilier que l’on souhaite ou que l’on va acheter. C’est un premier compte rendu écrit. Cette première mission peut aller plus loin sous la forme de l’APS (Avant Projet Sommaire) et l’APD (Avant Projet Définitif). Si on me missionne pour l’APS, cela veut dire que ce que je leur ai déjà préconisé à chaud et que je les intéresse pour dessiner le projet. De ce dessin va sortir un chiffrage, et si le package leur convient, on passe par moi pour faire le suivi de travaux.
Il y a donc le conseil, la présentation de projets (les plans existants, les plans projets : on va jusqu’à deux ou trois propositions), avant de monter une 3D ou de faire des planches d’ambiance selon la mission qu’ils souhaitent signer et le budget qu’ils veulent mettre dans l’architecture. Ensuite, nous allons jusqu’au suivi de chantier, donc du simple conseil jusqu’à la réception clé en main.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre activité ?
La rencontre avec le client et que son besoin soit à chaque fois différent, qu’il me donne des contraintes. Plus il y a de contraintes et plus je me régale. Si c’est trop simple, je vais mettre du temps à faire le projet car je sais que je peux le faire à chaud, avec juste un nuancier et quelques magazines de décoration. Alors que s’il faut que je revienne sur le lieu, que je prenne des côtes, que je regarde techniquement le bâtiment, si je peux ouvrir ou pas une cloison, un mur, recréer une fenêtre ou un velux, alors je me dis que je peux vraiment répondre à quelque chose, et c’est ce qui m’intéresse.

Avez-vous été confrontée à des difficultés ?
Le plus dur dans ce métier, dans un premier temps, c’est de répondre au budget avec les besoins du client. On peut donner une fourchette globale, mais c’est impossible de la tenir en fonction des matériaux que l’on va choisir, des mobiliers que les clients vont choisir, et les artisans par lesquels on va passer qui tiennent tous des prix différents. Mais ce qui est encore plus dur, c’est de faire des travaux quand les clients habitent dans la maison, ou chez un professionnel quand les bureaux et les professionnels sont encore là et qu’ils ne sont pas tous en congé pour travaux.

Comment faites-vous pour vous organiser avec votre fils ?
Du jour au lendemain, la situation a changé, et je me suis retrouvée à le gérer intégralement. C’est une vraie organisation, un vrai duo.
Ma journée est tenue entre 9h30 et 17h15 : je peux prendre tous les rendez-vous possibles, travailler un maximum, et à partir de 17h15 je repasse en mode maman. Je recommence à travailler vers 21h, une fois mon fils couché. Selon les projets que je dois rendre, je peux travailler une ou deux heures de plus, ou même jusqu’à 2h du matin !
J’ai deux vies en parallèle, et cela me plait.

Que faites-vous pendant vos loisirs ?
Je me suis mise au saxophone : cela faisait deux ans que je voulais faire de la musique. C’est un vrai moment de liberté car la musique nous coupe de tout, on ne peut pas penser à autre chose pendant que l’on souffle et que l’on apprend les notes. Surtout que j’apprends le solfège en même temps ! Je me suis fait plaisir, je me suis achetée mon saxophone, je prends des cours une fois par semaine avec une professeure particulière.
Je fais aussi, depuis deux ans, du pole dance, et je me régale ! Ce n’est pas que sensuel, car avant de savoir monter, il faut être gainée.

Quel est l’adjectif qui vous définit le mieux ?
Je suis très curieuse de ce que je peux faire demain, j’ai soif d’apprendre tout le temps. Je ne peux pas rester sans rien faire.

Quel est votre défaut ?
J’ai le défaut de vouloir trop faire, vouloir toujours trop bien faire pour les autres, à m’en oublier. Du coup, quand parfois je dis non, on ne me comprend pas.

Quel est votre rêve le plus cher ?
Réussir dans ma passion. Apporter ce que je sais faire, que mon savoir-faire me fasse vivre mon fils et moi.

Quelle femme vous inspire ?
Les femmes de tête. Les femmes chef d’entreprise m’inspirent. J’avais toujours dit que jamais je ne serais indépendante : un coup ça va, un coup ça ne va pas, on vit en dents de scie. Aujourd’hui, cela fait sept ans que je le suis, et je pense que je ne pourrais pas faire autre chose.

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