PNL : les positions perceptuelles


Nous vivons les expériences de notre vie à partir de notre point de vue.

Cela semble évident mais il est parfois intéressant d’amener à notre conscience le fait qu’il ne s’agit que d’une perception très limitée de la situation.


Les trois positions perceptuelles

La première position est la mienne : j’ai choisi l’endroit où je suis, je sais ce que je fais, ce que je sais, comment le faire, mes motivations et besoins, je me donne les permissions pour le réaliser, je sais qui je suis et à qui ou à quoi me ressourcer si besoin…

La deuxième permet de me mettre à la place de l’autre : lorsque je suis en relation avec quelqu’un, je cherche à en savoir autant sur mon interlocuteur afin de le comprendre et de pouvoir recevoir ses opinions même si elles sont différentes des miennes ;

La troisième me permet d’avoir un regard objectif et distancié de la relation. Afin que nous soyons satisfaits tous les deux, je sais prendre une distance suffisante et objective pour pouvoir concocter la manière dont nous arriverons tous deux à un objectif commun ! Je peux ainsi analyser et optimiser le système dans lequel nous évoluons tous les deux (couple, famille, équipe, groupe…)

Pour y parvenir, il faut avoir une bonne capacité d’écoute, d’ouverture et de compréhension pour créer l’harmonie, d’autant plus dans des situations conflictuelles.

 

Vous avez déjà dit 100 fois à votre enfant « range ta chambre ! » et bien sûr, il ne l’a pas fait… Vous pensez (en première position) : « il s’en fiche, il ne me respecte pas, il est sale et très désordonné, qu’est-ce que je vais faire de lui… »

En fait, si vous prenez la peine et le temps de vous mettre à sa place (en deuxième position), souvent vous vous apercevrez que les raisons que vous évoquiez plus tôt ne sont pas les siennes, car, de son côté, il vous regarde, l’air hébété peut-être, en se disant « mais pourquoi elle m’en veut autant, pourquoi elle ne veut pas me laisser tranquille, je veux juste un territoire qui soit le mien et qu’on le respecte ! »

Nota : pour se mettre à la place de quelqu’un il faut bien sûr faire abstraction de sa propre façon de percevoir les choses afin d’y mettre les éléments de l’autre !

Ensuite, il ne suffit pas de comprendre ses motivations, il faut aussi s’en servir en se mettant dans une autre position, la troisième, celle de l’observateur du système parent-enfant dans lequel se passe le pseudo-conflit.

C’est là, en toute objectivité et en considérant les besoins et objectifs des deux protagonistes, que l’on pourra essayer de changer quelque chose. Bien sûr, on ne change pas l’autre, par contre, on peut changer quelque chose soi-même, ce qui modifiera automatiquement le système relationnel et modifiera la réponse comportementale de l’autre.

Dans cet exemple, on pourrait lui demander en quoi cela est important qu’il vive dans un certain désordre, limiter ensemble le territoire dont il a besoin, redonner le cadre précis avec les règles de fonctionnement de la maison, avec détermination des espaces collectifs et personnels, lâcher du lest en quelque sorte et cependant garder un certain cadre dans lequel l’objectif est atteignable.

Ceci vaut pour tous les contextes dans lesquels nous pouvons avoir un conflit (petit ou grand) relationnel.

Il est évident que pour pouvoir arriver à cela, il ne faut avoir pour objectif d’avoir raison. C’est hélas là, la plus grosse pierre d’achoppement aux médiations de toutes sortes (relation parent-enfant, relation de couple, professionnelle, etc.)

L’objectif adéquat est : je choisis d’arriver à une relation harmonieuse ou, au moins, une relation constructive vis-à-vis de notre objectif commun, c’est-à-dire faire en sorte que toutes les parties du système relationnel soient satisfaites à part égale.


MOI position 1

▶ Mon point de vue

▶ Mes valeurs et besoins

▶ Mes objectifs

▶ Mes croyances et convictions

L’AUTRE position 2

▶ Son point de vue

▶ Ses valeurs et besoins

▶ Ses objectifs

▶ Ses croyances et convictions

L’OBSERVATEUR position 3 neutre

▶ Je détermine la ou les valeurs, besoins communs, les objectifs communs, les convictions, qui vont permettre de trouver une solution dans le cadre qui ira au deux parties.


Petit exercice

① J’identifie une situation précise où j’ai eu un petit conflit avec quelqu’un, dans lequel, même s’il a été dépassé, me reste comme un reliquat émotionnel désagréable…

② J’intègre la conviction nécessaire à cet exercice qui est « à tout comportement il existe un intention positive, pour moi dans mon comportement, chez l’autre, dans son comportement ! »

③ Je vais passer dans chacune des trois positions en prenant le temps d’analyser et de comprendre ce qui se passe dans la situation.


En passant dans ces trois positions, je vais ainsi comprendre la position de l’autre, et en examinant les deux positions, je pourrai trouver une solution comportementale, objective et efficace, dans laquelle je vais modifier quelque chose de mon propre comportement, celui sous mon contrôle bien sûr.

La clé de la réussite : je le répète, c’est l’objectif, comme cité ci-dessus et la flexibilité ! Si quelque chose ne marche pas et que vous ne changez pas, vous obtiendrez toujours le même résultat. Donc soyez flexible tout en gardant l’objectif à l’esprit.

Et comme c’est bientôt Noël, c’est l’occasion de se servir de cette stratégie. En effet, pourquoi ne pas chercher à comprendre (plutôt que de juger ou d’interpréter) qu’est-ce qui fait que quelqu’un n’aime pas Noël ou, au contraire, qu’il adore Noël, comment choisir le cadeau (matériel ou pas) qui fera le plus plaisir à l’autre, accepter que les enfants souhaitent leurs cadeaux à Noël mais certainement pas rester à table des heures, etc…

Aborder les fêtes de fin d’année avec cette ouverture d’esprit ne peut que favoriser l’esprit de Noël qui est celui de la paix, de l’amour et du partage…

C’est de tout mon cœur que je vous souhaite un très joyeux Noël et une très bonne année 2019 !


 

Article rédigé par Brigitte Penot,

Enseignante certifiée en communication, coach certifiée, thérapeute, Brigitte est l’experte en PNL.

Dotée d’un optimisme sans faille, elle déborde de joie et d’énergie et prodigue ses précieux conseils chaque mois.

www.apiform.net

Téléphone : 06 80 87 32 61

Brigitte Penot
Coach PNL

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