PNL : Les étapes pour faire son deuil


Chacun de nous fait à un moment donné un deuil, je dirais même, nous en faisons une quantité astronomique tout au long de notre vie sans même nous en apercevoir.


Naître est déjà un deuil

Pour la plupart, les deuils sont faciles à faire, c’est pourquoi nous n’en sommes pas vraiment conscients, nous ne les vivons pas comme des deuils, en tous cas, nous n’en souffrons pas. C’est le cas par exemple lorsque j’ai une nouvelle voiture, donc je n’ai plus l’ancienne, lorsque j’ai de nouveaux vêtements à ma taille et que je n’ai plus les anciens, lorsque je suis en classe de Terminale et je ne suis donc plus en Première…

Vous comprenez l’idée, ces pertes n’ont pas d’importance capitale la plupart du temps !

Par contre, parfois, nous perdons des personnes, des situations, des lieux, des bijoux… des choses auxquelles nous tenions. Et là, c’est beaucoup plus dur, dès que nous avons un investissement affectif important sur la personne, l’objet ou la situation considérée. 

Alors qu’est-ce que le deuil ?

C’est un processus intérieur, c’est-à-dire, une suite d’étapes psychiques qui se déroulent dans un ordre, spécifique à chacun, avec plus ou moins d’intensité, conscientes ou inconscientes.

⓵ Le déni suite à l’annonce de la perte

C’est souvent la plus brève des étapes.

Lorsque l’annonce de la perte d’une personne ou autre est subite, comme un accident de voiture ou une maladie violente (infarctus, AVC…), le premier réflexe que nous avons est « non, ce n’est pas possible, ça ne peut pas être vrai ». On a peur que cela soit vrai. C’est quelque chose d’insupportable, notre cerveau va alors mettre en place une sorte de mécanisme de défense : c’est le déni.

Puis, plus ou moins rapidement, ce peut être quelques secondes à bien plus, on prend conscience que, hélas, cela est vrai et le processus se poursuit.

⓶ Colère : la recherche du coupable

C’est une colère contre les circonstances, il faut trouver à qui est la faute ! C’est injuste, ça n’est pas normal, ça n’aurait pas dû se passer comme ça… La nature a horreur du vide qui confronte à l’impuissance absolue, donc on remplit comme on peut.

On peut se sentir coupable, et pour ne pas l’être, alors on cherche d’autres causes à l’extérieur …

On souffre, on n’aura plus ce que l’on avait avant, alors on entre dans cette émotion de colère, c’est une réaction tout-à-fait normale.

⓷ L’incompréhension : la négociation pour le sens

Les choses étant ce qu’elles sont, cela ne sert à rien de se mettre en colère contre soi, les autres, le monde entier, alors on va chercher à comprendre pour y mettre du sens et pour cela négocier avec nous-même. C’est là que le processus de détachement et de réorganisation affectif opère le plus.

⓸ La dépression : la douleur de la perte

A ce moment, nous intégrons la perte, et la douleur d’avoir perdu ce à quoi nous tenions nous rend triste, très triste, parfois jusqu’à la dépression.

C’est le désespoir, « je ne l’aurai plus, je ne le verrai plus… » C’est à ce moment le plus souvent que les larmes arrivent… Ce ne sera plus jamais comme avant, c’est le vide … 

La dépression n’est pas systématique, (en tout cas pas sur un mode pathologique), elle n’arrive que si ce vide reste vide et qu’il n’arrive pas à se combler à nouveau. C’est ce que l’on appelle transformer le vide en vacuité, recréer un futur nouveau, sans cet autre…

⓹ Le lâcher-prise : pour l ’acceptation et le réinvestissement de sa vie

La vacuité nous permet de créer ou de recréer notre vie, pour cela, il est nécessaire de lâcher-prise par rapport à ce qui a été et, en acceptant cet état de fait, de créer un futur irrésistible qui nous permettra de réinvestir notre vie.

On n’oublie pas ce qui a été, on intègre qu’il ne l’est plus et on s’en fait une ressource intérieure, on remplace l’absence à l’extérieur de soi par une présence intérieure.

Parfois, cette acceptation et ce lâcher-prise nous permettent également de pardonner, ce qui nous donne la paix intérieure nécessaire pour vivre dans le bien-être !

Le deuil est donc un travail qui permet d’intégrer nos étapes de vie, qu’elles soient agréables ou désagréables, elles sont toutes liées à des émotions que nous devons vivre pour être !

Un deuil peut se faire en quelques minutes ou peut s’étaler sur des années.

Toutefois, le temps nécessaire pour qu’il se fasse est spécifique à chaque personne, l’impossibilité de sortir d’un deuil est pathologique.

Dans ce cas, il est fondamental de se faire aider par un accompagnant.

Vous allez me dire : Brigitte ne pose pas de questions aujourd’hui ? 

Que lui arrive-t-il ? 

Mais si bien sûr, et pour cela, il me faut souligner la structure du deuil : en effet, chaque étape est liée à une émotion, la peur, la colère, la tristesse, la joie !

Comme je le disais plus haut, c’est une suite d’étapes et parfois, nous sommes coincés dans l’une de ses étapes, sans faire de lien avec un deuil. C’est ce trop qui doit être questionnant !

Si vous êtes trop dans la peur demandez-vous :

▶ Qu’ai-je peur de perdre ? 

▶ Quelle est la perte que je n’ose pas m’avouer ?

Si vous êtes trop dans la colère demandez-vous :

▶ Qu’est-ce que je trouve injuste dans ma vie ? 

▶ Quelle responsabilité je n’arrive pas à assumer ? 

▶ De quoi est-ce que je me sens coupable ? 

▶ Quand ai-je perdu le respect d’un ou des autres ? 

▶ Quand ai-je perdu mon propre respect ?

Si vous êtes trop dans la tristesse demandez-vous :

▶ Qu’est-ce qui est fini et que je n’accepte pas ? 

▶ Plutôt que de voir le verre à moitié vide, ce serait comment s’il était à moitié plein ? 

▶ Quels sont les projets que je peux mettre en place pour avoir une nouvelle énergie, un nouvel élan ? 

▶ Quels sont les plaisirs que je ne me donne pas ou plus ?

Et si vous êtes dans la joie : 

▶ Restez y un moment, faites-le plein de votre panier aux ressources pour les reconnecter plus tard si nécessaire, car il ne faut pas oublier que, parce que c’est la vie, ça aussi, ça passera… comme tous cycles naturels.


Article rédigé par Brigitte Penot,

Enseignante certifiée en communication, coach certifiée, thérapeute, Brigitte est l’experte en PNL.

Dotée d’un optimisme sans faille, elle déborde de joie et d’énergie et prodigue ses précieux conseils chaque mois.

www.apiform.net

Téléphone : 06 80 87 32 61

Brigitte Penot
Coach PNL

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