L’association « Ramène ta fraise »

Nouvelle association créée il y a quelques mois par trois jeunes Montpelliéraines,

Ramène ta Fraise a pour but d’améliorer l’alimentation des enfants sur tous les moments de la journée : du petit-déjeuner au dîner et ce, tout au long de leur développement.

Explications.


L’objectif avéré de Ramène ta fraise est de faire de nos enfants des adultes en bonne santé ayant de bonnes pratiques alimentaires, qu’ils transmettront, à leur tour, à leurs propres enfants.

Elle contre leur périmètre d’action en Occitanie. Les trois jeunes fondatrices souhaitent que leur association joue un rôle fédérateur et porte un discours positif sur l’éducation alimentaire, sans dogmatisme, sans idées reçues ni culpabilisation des parents ou des enfants.

Mieux manger est, selon elles, un enjeu de santé publique et environnementale qui doit s’apprendre dès le plus jeune âge et qui nécessite une prise en compte globale : tout au long de la journée, tout au long de la vie et sur toutes les composantes (bio, local, produits naturels/transformés, plastique, locavorisme, gaspillage alimentaire, bilan carbone, etc.)

En revanche, Ramène ta fraise se veut ni moralisatrice ni culpabilisante.

Tous concernés

Ramène ta fraise s’adresse à tous : futurs parents/femmes enceintes, familles/parents, enfants, pouvoirs publics et des collectivités territoriales, professionnels de l’enfance (tous les lieux où les enfants sont amenés à manger), professionnels de la restauration publiques comme privés (cantine scolaire, restaurants), agriculteurs et grande distribution.

Les moyens d’action

Elles ont mis en place une communauté Facebook grâce à laquelle sont diffusées les bonnes pratiques. Elles s’appuient sur un site internet d’information de références, des conférences de sensibilisation, une formation par des tutos ou mooks pratiques  à destination des parents, des campagnes d’influence.

Leur ambition

▶ Faire prendre conscience aux parents d’Occitanie des enjeux, pour qu’ils deviennent au quotidien les premiers acteurs de changements et ambassadeurs de cette cause.

▶ Faire que les enfants d’Occitanie mangent mieux pour une meilleure santé, quel que soit l’endroit où ils habitent et leur milieu social (principe d’égalité).

▶ Faire qu’une véritable prise de conscience soit réalisée sur ce qui est donné à manger à nos enfants.

▶ Démontrer que mieux s’alimenter n’est pas forcément plus cher.

▶ Faire de l’Occitanie un laboratoire d’idées de toutes les bonnes pratiques en matière d’alimentation des enfants.

▶ Favoriser la transparence des distributeurs vis-à-vis des consommateurs (provenance, qualité, etc.).

▶ Favoriser la prise de conscience d’une nécessaire réduction de l’impact environnemental de notre consommation humaine.

Gwenaëlle Guerlavais, Catherine Labrousse, Marine Dubois : Fondatrices de Ramène ta fraise
Elles sont parrainées par Guillaume Leclere, chef montpelliérain, deux toques au Gault&Millau

Le constat effectué par « Ramène ta fraise »

► Des additifs nocifs dans nos assiettes

On trouve aujourd’hui des additifs alimentaires dans la plupart des aliments produits de manière industrielle. Ce sont les fameux « E » suivis de deux ou trois chiffres. Il en existerait près de 320… Certains d’entre eux présenteraient un risque réel pour les consommateurs, et notamment pour les enfants (nanoparticules et les perturbateurs endocriniens). Des études ont démontré que les additifs alimentaires (comme le E110 présents dans les bonbons) sont liés à l’hyperactivité des enfants.

► Des habitudes alimentaires en pleine révolution

En France, comme dans l’ensemble des pays industrialisés, les habitudes alimentaires ont beaucoup plus changé au cours des 50 dernières années qu’au cours des siècles précédents.

Cette évolution de notre alimentation a des conséquences nutritionnelles, positives et négatives : réduction globale de l’apport énergétique, diversification importante de l’alimentation, diminution de la part des glucides complexes et augmentation de la part des sucres simples, augmentation de la part des protéines d’origine animale et diminution de la part des protéines d’origine végétale, augmentation de la part des lipides (notamment invisibles et saturés), diminution de l’apport des fibres alimentaires, développement d’intolérances et allergies alimentaires (gluten, lactose, arachides, etc.)

C’est dans les années 1960, que l’éducation nutritionnelle est vue comme aussi importante pour l’avenir des enfants que l’éducation intellectuelle et physique.  Mais, il faut attendre janvier 2001 pour qu’une politique de lutte contre l’obésité et d’éducation à la bonne alimentation se mette véritablement en place : un Programme National Nutrition Santé (PNNS) est lancé pour une « alimentation saine et équilibrée ».

► Vers une meilleure alimentation

Toujours en 2001, l’OMS et l’UNICEF ont élaboré conjointement une stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. Il en ressort l’importance de la nutrition dans les premiers mois et les premières années de vie, ainsi que celle de pratiques d’alimentation appropriées dans la réalisation d’un état de santé optimal. Il n’y a pas de « recette miracle », mais des principes de bon sens afin d’apporter quotidiennement tous les nutriments (glucides, protéines, lipides, minéraux, vitamines, eau) et toute l’énergie dont le corps a besoin, sans carence ni excès.

Les parents placent la qualité comme premier critère (étude Odoxa pour Danone France sur l’alimentation des enfants). Pour 82% d’entre eux, la santé est le critère prioritaire dans leurs choix alimentaires,  et surtout 73% disent avoir amélioré leur alimentation à l’arrivée de leur premier enfant.  Des tendances nouvelles apparaissent : démocratisation du bio (dont les cantines scolaires),  essor des labels, montée de l’attrait pour le « local », lutte contre le gaspillage, bien-être animal, végétarisme, véganisme, étiquetage carbone, retour du plaisir de cuisiner.


Les préconisations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Selon l’OMS, aucune quantité de sel ne doit être ajoutée à l’alimentation des bébés jusqu’à au moins 9 mois,
de 18 mois à 3 ans, elle ne doit pas excéder 2 grammes par jour et 5 grammes à partir de 7 ans.

Si l’on mange trop salé, le sel absorbé augmente la diurèse (production d’urine), ce qui accélère la perte en minéraux. Le calcium, notamment, est alors éliminé en trop grande quantité. Or le calcium est très important pour une bonne croissance osseuse.

A long terme, l’un des risques d’une alimentation trop salée se situe au niveau cardio- vasculaire. Les enfants habitués à manger salé auront du mal, à l’âge adulte, à changer leurs habitudes. Or, les gros consommateurs de sel ont un risque accru de maladies cardio-vasculaires, d’hypertension (infarctus et AVC) et d’ostéoporose.

L’OMS appelle également tous les pays à réduire l’apport en sucre chez l’adulte et l’enfant à moins de 5% de la ration énergétique totale, soit à 25 grammes (6 cuillères à café) environ par jour. La plupart des sucres consommés aujourd’hui sont « dissimulés » dans des aliments transformés qui ne sont généralement pas considérés comme sucrés comme le ketchup par exemple.

En France, un enfant sur six est en surpoids (17%, dont 4% en obésité).


Pour en savoir plus :

06 18 03 82 17 // ramenetafraise@gmail.com

sur facebook : @alimentationenfants

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