Sexy – Histoire coquine de Riam Belli : Pincez-moi, je rêve !

Histoire coquineNathan c’est mon réveil magique, mon prolongateur de rêves, mon amoureux…

Comme chaque matin je m’éveille avec sa main qui prend la mienne, doucement, tendrement, véritable rituel d’amour depuis notre première nuit… Puis son corps se rapproche de moi, se colle, se frotte un peu… Je sens l’odeur de ses cheveux, de sa peau… Ses bras m’enveloppent et semblent me bercer tout contre lui… Il approche ses lèvres de mon visage pour embrasser délicatement mon front, ma bouche, mes paupières obstinément closes… Docile sous ses baisers je fais semblant de dormir encore… Son corps se rapproche encore, se serre, se frotte plus fort. Mon manque de résistance semble lui donner des idées. Je le sens grandir, durcir contre moi… Alors sa jambe passe par-dessus la mienne et s’insère entre mes cuisses… A peine le temps de sentir son paquet d’amour brûlant lové contre ma hanche que son autre jambe rejoint la première..

Je sais ce qu’il veut, il sait ce que j’aime…

Son ventre épouse le mien pendant que ses mains agrippent mes fesses. Mes genoux se relèvent, mes cuisses s’ouvrent…

Je sais ce qu’il aime, il sait ce que je veux…

Je me sens mouillée, trempée, noyée d’envie…

Je sais ce que je veux…

Alors son sexe s’impose comme une évidence tout au fond du mien… Le ressentir tout entier à l’intérieur de moi, ses va-et-vient qui me forcent, m’accompagnent, m’emportent…

Il sait ce qu’il aime…

Et il se glisse en moi, vite, fort… Sans préliminaire, sans hypocrisie… Une vraie machine d’amour.

C’est une belle journée qui commence…

Pourtant, à peine quelques heures plus tard, mon optimisme a déjà rendu l’âme, comme si la journée changeait complètement de couleur.

Rhaaaaa ! Alors là j’enrage !

Cela fait 8 fois qu’on reprend la même séquence, le même déplacement sur la musique, mais « Monsieur » Jeremy n’a toujours pas compris à quelle vitesse il doit avancer… C’est à croire qu’il le fait exprès ! Même la prof, pourtant si diplomate jusqu’ici, commence à montrer les crocs…

En bonne organisatrice de la journée, j’interviens en essayant de me montrer patiente et motivante. Je choisis mes mots.

 » Fais un effort Jeremy ! On n’a pas toute la semaine devant nous. Tu veux participer ? Alors bouge ! 1,2… 1,2,3… Un pied après l’autre. C’est pourtant pas compliqué merde ! « 

Coté pédagogie je crois que j’ai encore du boulot… Un vrai coach du Moyen-Âge…

Mais Jeremy ne m’en voudra pas, il a l’habitude de mon manque de tact, dans la famille mon sale caractère est légendaire… et Jeremy est mon cousin…

Je commence sérieusement à regretter d’avoir lancé cette idée de flash mob surprise pour le mariage d’Alice, ma petite soeur adorée… J’avais envie de la surprendre, en plein milieu du repas, en faisant danser simultanément, et sans prévenir, un maximum d’invités. Une façon de symboliser l’harmonie et la joie de ce moment si précieux… J’espérais rassembler au moins une vingtaine de participants, mais la réalité a pulvérisé toutes mes attentes.

Suite à ma proposition 82 personnes, de tous âges et ne se connaissant pas pour la plupart, se sont retrouvées ce matin dans cette salle de danse… La moitié des invités du futur mariage, en tenue de ville, ambiance mariage… Tout le monde semblait enthousiaste et très motivé… Jusqu’à ce que « Monsieur » Jeremy semble soudain ne plus savoir compter…

La prof annonce une dernière tentative avant la pause déjeuner… Tout le groupe se positionne scrupuleusement, chacun retrouve sa place et la musique reprend… Avancer, se rejoindre, se croiser, mouvements de bras… Le rythme est rapide, saccadé, presque tribal, du Shakira…

Pendant 1.09 minutes nous dansons tous les mêmes pas, les mêmes gestes, comme si nous n’étions plus qu’une seule personne, véritablement ensemble…

Puis la séquence se termine et soudain, avant que le groupe ait retrouvé son souffle, la prof nous applaudit chaleureusement: nous sommes tous en place, TOUS, même Jeremy…

Pincez-moi je rêve !!!

Il faut croire que j’ai su trouver les mots. Merci Moyen-Âge…

La fatigue commence à se voir sur les visages et la pause déjeuner arrive à point pour recharger les batteries… Pourtant je n’ai pas envie de me joindre au groupe, trop de bruit, trop de rires ; pour l’instant j’ai besoin de calme, rester un peu seule me fera du bien…

Prétextant une sieste obligatoire, je m’isole dans le bureau de la prof et son gros fauteuil moelleux.

J’entends tout le monde sortir déjeuner.

J’ai l’impression qu’organiser cet événement m’a demandé bien plus d’énergie que je ne le pensais au départ. Je me sens lasse, vidée tout à coup… J’en arrive à penser que j’aurai du rester au lit ce matin, bien au chaud entre les bras de Nathan…

Nathan, mon réveil brûlant, ma machine à plaisir… Je repense à ses mains sur mes fesses, à la douceur de son sexe contre mes lèvres humides, ce moment si intense où il entre en moi, cette délivrance… Je ferme les yeux et toutes ces sensations me reviennent en force, des vagues de plaisir hérissent à nouveau ma peau… C’est comme si je le sentais encore en moi… Alors ma main descend sur mon ventre, sur ma cuisse, comme pour me rapprocher un peu de ce souvenir. Je frotte doucement mon sexe sous ma jupe…

Je sais ce que veux… J’écarte mon string pour glisser mon doigt jusqu’à mes lèvres, ma chaleur me trouble… Je sais ce que j’aime… Un doigt qui frotte dehors, un doigt qui danse dedans…

Je sens mon corps se cambrer sur le fauteuil, une jambe sur l’accoudoir je m’offre à moi-même, impudique dans la sécurité de ma solitude.

Je veux ce que j’aime…

J’y suis presque…

Mais soudain du bruit derrière la porte.

Riam Belli

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