EMMANUEL DJOB EN CONCERT AU ZENITH SUD LE 30 JANVIER à 20h 30 !

 Apres The Voice, avec plus de 500 choristes. Il Prend possession du Zenith Sud de Montpellier 

le 30 janvier 2016

à 20h30

EmmanuelDjob_300116ZenithMTPDans cet album, vous privilégiez les chansons en anglais, pourtant il y a 3 chansons en français. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi cette engouement pour l’anglais ? 

Je chante en anglais car la plupart des chansons qui font l’album que je suis sont principalement des chansons anglophones : c’est le gospel, le blues, la soûl et cette culture m’est propre.

Malgré le fait que j’ai grandis au Cameroun mais dès mon enfance, j’ai chanté du gospel et le Cameroun étant bilingue, on parle à la fois français et anglais.

Ensuite, je trouve que l’anglais se prête mieux à l’écriture de mes musiques. Il y a également l’aspect plus historique et le sens politique du terme car le français représente pour moi une langue coloniale. Dans ma constitution intime coule la violence coloniale que la France a exercé au Cameroun et je ne peux pas m’en détacher. Mon père par exemple, a fui dans les forêts à l’âge de 10 ans l’armée française et cela est ancré dans ma mémoire. Du coup, la langue française est une langue de violence même si je m’exprime en français. Il m’était difficile physiquement de chanter en français. J’ai réussi à surmonter grâce une personne qui m’a fait comprendre que c’était une langue comme une autre avec sa poésie.

Pourquoi avoir choisi d’écrire tout particulièrement ses chansons en français ?

Ses trois textes devaient être dit en français, notamment la chanson  » Mon droit » qui parle de la migration en général. Les migrants me touchent particulièrement par qu’ils pensent que la vie est meilleure ailleurs. C’est l’essence même de l’Humanité. Nos ancêtres ont tous migré pour pouvoir survivre  et tout cela est inscrit en nous. Ce qui me touche aussi c’est de voir que ces humains misent leur vie. Vous et moi nous ne misons pas notre vie. Quand à eux, ils misent leur vie pour pouvoir survivre au risque de mourir. Cela méritait d’être dit en français car je voulais que tout le monde le comprenne. Cette chanson parle de tous les migrants. Ces gens-là avaient une vie auparavant et ils ne souhaitaient certainement pas quitter leur pays s’ils avaient eu le choix. Plus tard, j’ai écris cette chanson en anglais et elle avait encore plus de force au final.

173x123 - LA VIDA MTP - DJOB

Vous chantez depuis enfant, vous avez appris la guitare, le piano de façon autodidacte. Est ce que la musique est viscérale chez vous ? 

Je chante depuis petit mais je n’ai jamais rêvé d’être chanteur ! Je suis artiste car j’avais des prédispositions, mais cela n’a pas été un choix de vie. Après des études de droit et d’économie, je me suis destiné à une carrière dans ce sens. A un moment de ma vie, je ne me suis pas demandé ce que je « voudrais » faire mais plutôt ce que « j’aime faire ».  J’ai choisi la musique parce que  c’est ce que je préfère faire.

C’est risqué comme pari !

Oui j’ai pris un énorme un risque notamment vis à vis de mes parents qui se sont saignés pour me payer des études de juriste et d’économiste et au final pour rien. Chez nous en Afrique, il est primordial que les parents donnent leur bénédiction à leurs enfants. J’avais besoin qu’il me soutiennent totalement.

Plus j’avance en âge et plus je pense qu’il est nécessaire de prendre un risque pour faire ce que l’on veut réellement faire.

Vous allez faire un concert au Zénith Sud de Montpellier le 30 janvier et vous serez entouré de 500 choristes. Comment allez-vous manager 500 personnes sur scène ? C’est un peu fou, non ?

Oui effectivement car nous n’allons répéter qu’une seule fois la veille !

Comment les sélectionnez-vous ? 

Ils ne sont sélectionnés. Ils travaillent chez eux. Ils doivent aller sur un blog pour répéter et de faire en sorte qu’ils soient au point.

Je suis impatient de voir ce que cela va donner. Il faut savoir aussi que je connais chaque personne individuellement comme je connais le prénom de chacun.

Est ce que cela sera un concert unique ou vous envisagez d’en faire d’autres sur le même concept?

L’idée est que le concept se déplace et qu’à chaque fois qu’on remercie la ville qui nous accueille. Ici, en occurrence, Montpellier s’est investie.



Pour acheter vos places !

c’est ici 



Vous avez fait The Voice, quelle expérience vous en retenez ?

La rigueur télévisuelle impose d’élaguer pour être efficace sur 2,30 mn ! C’est le temps qu’à l’artiste pour dire ce qu’il a dire. Avant tout cela, il y a une semaine de préparation pour préparer la chanson, l’arrangement . The Voice m’a aussi  appris à faire des compromis mais de façon positive. Être artiste est aussi être en représentation. The Voice m’a appris cela.

Cela a-t-il été compliqué pour vous ?

Au début oui bien sur. Après il faut apprendre à jouer un rôle tout en restant soi-même.

Lorsque vous regarder des images à posteriori, avec-vous été satisfait de l’image que vous aviez donné ? 

Oui, j’en retire une impression totalement positive.

Ce que je voudrais ajouter également c’est que cette émission est très bien produite,les coachs sont très pros dans ce qu’il font et à l’écoute des artistes qu’ils encadrent.

Moi qui est écouté votre album en boucle, je trouve qu’il donne envie de danser !

Il y a beaucoup de cuivres, du violon, du funk, du blues.

Le producteur m’a laissé faire ce que je voulais et c’était top . Je remercie également Francis Lalanne  car sans lui, je n’aurais jamais chanté en français. Il est venu chez moi, on a travaillé chez moi. Il connaît ma réticence à chanter en français et de lui est parvenu à me faire changer d’avis. C’est un grand monsieur et un artiste complet. Ce qu’il a fait de moi, peu de gens aurait pu le faire. Il s’est réellement investi à mes cotés.

Quels sont vos projet musicaux aujourd’hui hui ?

D’abord le disque qui sort actuellement « Get On Board » ! J’ai envie de le défendre du scène ! Avec des nouvelles versions qui ne sont pas sur le disque. Il y a des rythme funk, blues avec du métissage.

Il y aura également une personne qui traduira le concert dans la langue des signes car il était très important pour moi de communiquer autant que possible.

Quand j’enseigne la musique, je demande aux chanteurs et aux musiciens de le faire comme s’ils s’adressaient à des sourds et des aveugles. Leur visages doit exprimer des émotions, un aveugle doit entendre ton corps qui bouge et qui se meut. A partir de là, tu vas au bout de ton art.

Qu’est ce qu’on vous souhaite ?

Que le concert soit un succès ! Et ensuite je souhaite partir en tournée !

Nous partons en Côte d’Ivoire tout d’abord.  Mes valises sont prêtes ! ′

4 réponses

  1. Pascale dit :

    Bonjour
    une petite coquille s’est glissée dans le titre de l’article: le concert a lieu en janvier, pas en novembre 😉

  2. Monique Ivars dit :

    Mais qu’est-ce que est que ce magazine La Vida qui fait autant de fautes d’orthographe ? ?!!!! Quel dommage, l’article est magnifique mais je n’ose pas le partager à cause de ces horribles fautes à chaque phrase ! Si vous avez besoin de correctrice messieurs dames du magazine, c’est mon métier, n’hésitez pas !!

    • Christine dit :

      Madame,

      Nous sommes 2 à écrire des centaines de pages et parfois en relisant et relisant, on ne voit plus … si vous voyez des fautes, n’hésitez pas et nous nous empresserons de les corriger !
      Avec toutes notre amitié

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