Dis, t’en souviendras-tu? – Jeanine Boissard


Le partage du vendredi.
Aujourd’hui, nous avons choisi de vous présenter:

 

DIS, T’EN SOUVIENDRAS-TU ?

Jeanine Boissard

PLON

 

Jeanine Boissard, auteur bien connue pour ses sagas familiales dont L’esprit de famille ou encore Belle-grand-mère revient en 2018 avec un nouveau roman intitulé Dis, t’en souviendras-tu ?.

Comme l’indique explicitement le titre, cette nouvelle histoire va aborder le sujet de la mémoire et des souvenirs. Nous faisons la rencontre d’Aude, jeune femme de 23ans qui vient de quitter l’hôpital, après avoir a été retrouvée inanimée près de la voiture de son époux. Ce dernier est quant à lui introuvable. Qu’a-t-il bien pu se passer ?

La jeune femme tente de retrouver la mémoire à l’aide de ses proches et d’un psychiatre. Pourtant, le passé qui se dessine petit à petit la surprend et la trouble profondément… Elle a le sentiment que son histoire est bien différente de celle qu’on lui conte. Qu’a-t-elle oublié ? Et s’il y avait certains souvenirs qu’elle préférait garder enfouis ? Se pourrait-il qu’elle soit à l’origine de la disparition de son mari ? Aude oscille entre le besoin de savoir et la peur de découvrir la vérité.

Jeanine Boissard nous dévoile avec brio et sensibilité son parcours, ses pensées et cette lutte pour découvrir qui elle est vraiment. On s’attache facilement à cette héroïne touchante et même si, au fil des pages, notre impatience grandit de découvrir la vérité, on en vient à s’inquiéter pour elle et donc à redouter l’issue de son cheminement.

L’auteur aborde aussi le sujet des secrets de famille et des regrets dans cette très jolie lecture, qui sous une atmosphère un peu sombre et un rythme haletant, révèle aussi une jolie histoire d’amour.

Ce roman est à la hauteur du reste de la bibliographie de Jeanine Boissard. On y retrouve sa plume fluide et délicate, sa tendre sensibilité et son grand talent pour raconter les histoires. Encore une belle réussite !

 

Extraits :

« Sur la place, les gens tournaient, nez en l’air, dans le joyeux manège du printemps. Elle sentait, sur ses jambes nues, la caresse du soleil. C’était bien, c’était simple, l’un de ces instants de rien dont on se souvient mieux que des grands. »

« Il n’aimait pas l’expression « faire l’amour ». L’amour ne se fabrique pas, il est. Ils s’étaient aimés. »

« Il y a des personnes qui, d’emblée, vous donnent envie de les protéger. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il ne faille pas s’en méfier. Il arrive que le mal prenne les traits de l’innocence. »

 

Cécile BG

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