Désolée, je suis attendue – Agnès Martin-Lugand

Le partage du vendredi.

Aujourd’hui, nous avons choisi de vous présenter:

 

DÉSOLÉE, JE SUIS ATTENDUE

Agnès Martin-Lugand

Éditions Michel Lafon

 

Agnès Martin-Lugand nous livre une nouvelle histoire avec héroïne bien différente de Diane.

On fait la rencontre de Yaël, une étudiante croquant la vie à pleine dents et ne rêvant que de tour du monde, une jeune femme très entourée par ses amis qui débute un stage dans une entreprise où elle s’ennuie.

Pourtant dix ans plus tard, on la retrouve au même endroit mais totalement changée.

Elle est devenue une femme solitaire qui partage sa vie uniquement entre son job et les somnifères, une working girl ambitieuse et accro au boulot, une collègue en quête permanente de performances, hautaine et détestable.

Elle néglige ses amis et sa famille et, même si elle n’en a pas conscience s’oublie complètement. C’est une histoire sur la vie qui passe, sur le rythme effréné de notre quotidien, un roman très contemporain sur le burn out et les relations compliquées au travail.

Pourtant, une rencontre avec un homme du passé  va bouleverser son équilibre, si tant est qu’on puisse qualifier son existence ainsi… Notre super woman va enfin douter et commencer à ouvrir les yeux. Mais laissera-t-elle sa carapace se fissurer et s’autorisera-t-elle à redevenir humaine ?

Agnès Martin-Lugand nous délivre ici le beau portrait d’une femme forte et fragile à la fois, un doux roman sur le bonheur et les priorités, une histoire d’amour et d’amitié, sensible, juste et remplie d’émotions avec des personnages attachants et réalistes.

Comme à chaque fois, la lecture est agréable et complètement addictive : une plume fluide pour une histoire qu’on dévore. J’adore ses romans et celui là ne fait pas exception à la règle.

 

Extraits :

« Ça me déprimait chaque fois que je m’enfonçais dans l’allée de ces maisonnettes du bonheur familial où le voisin peut voir tout ce qui se passe chez vous. Forcément, avec une clôture à hauteur d’enfants, l’intimité n’existe pas ! »

« Sans trop savoir pourquoi, j’avais envie qu’ils me donnent de leurs nouvelles. Ça m’arrivait parfois et surtout ça m’évitait de parler de moi. »

« Je suis vide depuis que tu es parti. Je n’étais plus rien sans toi, je n’avais plus envie de rien parce que tu n’étais plus là. C’est mon boulot qui m’a sauvée, qui m’a permis d’exister, de trouver une raison de me lever le matin. Tout ce que tu me reproches d’être, je le suis devenue pour me protéger du manque de toi. »

 

Cécile BG

 

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