Aurore Kichenin

Reine de Montpellier

La jeune Montpelliéraine de 22 ans a décroché la 4e place lors du concours de beauté Miss World en Chine le 18 novembre dernier ! À son retour sur le sol français, Philippe Saurel lui a remis la médaille de citoyenne d’honneur pour la récompenser de son très beau parcours.
Nous l’avions interviewé un mois plus tôt, la veille de son départ dans l’Atelier de Jérôme Blin. Le créateur lui a confectionné plusieurs tenues de soirée pour les cérémonies chinoises.
Nous avons rencontré une jeune femme sympathique, douce et agréable.

Pourquoi avez-vous passé les sélections pour Miss France ? Était-ce un rêve d’enfant ?
— Non pas du tout ! Un ami m’a poussé dans ce sens et m’a inscrite au concours de Miss Palavas en 2014. Cela m’a conduit à devenir 1e Dauphine Miss Languedoc, le titre étant revenu à Marie Fabre. À l’époque, je n’étais pas du tout prête, j’étais très timide. Cela m’a presque soulagé de ne pas avoir été élue. Parallèlement je me suis lancée dans un BTS Tourisme et j’ai vraiment voulu l’avoir avant de me présenter à nouveau. Ces deux ans m’ont permis de voir le parcours de Marie Fabre et de me rendre compte qu’elle était très sollicitée et que cela pouvait être difficile à concilier avec mes études. Une fois le BTS en poche, je me suis présentée à Miss Montpellier 2016 puis Miss Languedoc et j’ai pu participer à l’élection de Miss France. J’ai été alors à nouveau 1e Dauphine et je pars aujourd’hui à Miss World représenter la France.

Quels sentiments éprouvez-vous lorsque vous êtes sur scène ? Des millions de téléspectateurs vous regardent, qu’éprouvez-vous alors ? Avez-vous la pression ?
— Au début oui ! Mais la pression est plus ressentie avant le prime. Pendant l’élection de Miss France, le chorégraphe est venu dans les coulisses avant de répéter un tableau et m’a dit que je n’étais pas concentrée, pas du tout dedans et qu’il fallait que je reprenne ! Là, je me suis dis qu’effectivement j’étais complètement figée par le stress. J’en ai même pleuré. Le soir pourtant, quelque chose d’assez magique s’est produit car j’ai complètement déconnecté et tout ce que j’avais appris s’est mis en place tout seul. Pendant toute l’élection, j’étais sur un petit nuage, c’est un véritable tourbillon d’émotions. Nous sommes transportées par tout ce qu’il se passe jusqu’à la fin de l’élection et même quelques jours après.

Que ressentez-vous au moment des résultats de Miss France ?
— C’est l’apothéose !

Était-ce une consécration pour vous ?
— C’est la consécration du mois de préparation qui s’est écoulé avant ! Nous travaillons les chorégraphies tous les jours, nous nous levons tôt le matin, nous finissons tard le soir : c’est très intense ! Pourtant c’est tout de même de la bonne fatigue ! (rires). Au final, nous sommes vraiment heureuses de pouvoir vivre ce moment-là pour lequel nous avons répété si longtemps !

Et le titre de 1e Dauphine de Miss France ?
— C’était juste énorme ! Je ne pensais pas arriver aussi haut, les filles étaient toutes plus belles les unes que les autres et à mon sens, certaines avaient largement le potentiel d’être Miss France ou 1e Dauphine à ma place ! Je ne pensais pas avoir forcément mes chances.

Justement, parlons des autres candidates. Quelle est l’ambiance entre vous ?
— Une bonne ambiance !

Ressentez-vous la compétition ?
— Je ne l’ai pas trop ressentie ! Peut être parce que j’ai un caractère un peu bisounours ! Certaines filles sont devenues mes copines comme Charlotte Patat qui était Miss Champagne-Ardenne.

Comment réagit votre entourage ?
— À fond ! Ma mère et ma grand-mère m’aident beaucoup ! J’en ai vraiment besoin parce que c’est un super soutien, c’est très important.

Aurore et Jérôme Blin lors des derniers essayages

Appréhendez-vous de partir en Chine ?
— Un petit peu… (rires) Je suis dans les derniers instants de préparation.

Combien de personnes vous accompagnent ?
— Je pars seule !

Qui vous a annoncé que vous étiez sélectionnée pour participer à l’élection de Miss World ?
— Sylvie Tellier ! Le soir de ma remise de titre lors de l’élection de la nouvelle Miss Languedoc-Roussillon
Alizée Rieu. Sylvie Tellier a fait son discours et elle me l’a annoncé sur scène à ce moment-là. C’était très
émouvant.

Qu’est ce qui fondamental dans l’élection de Miss World ?
— Nous sommes notées sur pas mal de critères : le sport, le projet humanitaire, un talent, l’interaction avec les
internautes etc.

Vous avez mis vos études entre parenthèses ?
— Oui, c’est la raison pour laquelle je souhaitais passer mon BTS tourisme avant car je savais que si j’étais élue,
je serai ensuite très sollicitée. J’ai tout de même tenu à commencer une Licence de Portugais pour avoir une
langue de plus dans mon cursus. Mais cela a été difficile parce que c’était une vraie nouvelle langue pour moi
ayant fait anglais-allemand avant, je n’avais aucune base ! Tous les cours étaient en portugais alors c’était
très compliqué.

Les gens autour de vous ont-ils changé depuis que vous avez été élue 1e Dauphine de Miss France ?
Non pas forcément. C’est plutôt moi qui n’aie que peu de disponibilités donc je peux moins voir certains amis.

Avez-vous eu un modèle féminin ? Qui vous a inspiré ?
— Il y en a plusieurs. J’adore Marion Cotillard, j’aime ce qu’elle dégage et sa façon de jouer. Ensuite dans le monde des Miss, j’ai été très aidée par Flora Coquerel qui m’a conseillée. Je peux aussi citer Camille Cerf, Marine Lorphelin et Iris Mittenaere bien sûr ! (élue Miss Univers 2017)


Y a-t-il une personne que vous rêvez de rencontrer ?
— Non pas forcément. J’aime bien Vianney car il a l’air gentil et doux. J’ai vu un reportage avec lui et il m’a plu.

Quel est le secret beauté incontournable que vous pourriez donner aux femmes ?
— J’adore quand Arnaud Sol Dourdin (make up artist du comité Miss France) me met du blush sur les joues et
qu’il remonte un peu sur l’arcade au-dessous du sourcil. Cela donne bonne mine. Sinon, il faut vraiment travailler
en légèreté, il faut penser à bien estomper !

Et au niveau de votre silhouette incroyable ? Comment faites- vous ?
— Je fais du sport ! En ce qui concerne l’alimentation, je me fais plaisir parfois et le reste du temps je fais
attention. Par exemple, si je mange beaucoup à midi, je suis plus vigilante le soir !

 

Propos recueillis par Christine Pugliesi
Photos Philippe Holderied

 

 

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