André Deljarry : au service du territoire


Depuis plus de 30 ans, André Deljarry s’investit dans notre région.

Il n’est pas seulement le Président de la CCI de l’Hérault et le

 1er Vice-Président de la CCI Occitanie 

mais également un entrepreneur brillant, 

passionné de sport dans lequel il s’est toujours engagé. 

Rencontre avec un homme à qui tout réussit.

Propos recueillis par Christine Pugliesi

crédit photo : Mario Sinistaj


Pouvez-vous nous parler de votre parcours de vie ?

Au départ, j’ai fait des études de comptabilité et en 1980, je suis rentré dans la grande distribution avec le groupement Les Mousquetaires en implantant des petits supermarchés de 1000m2 dans le Gard notamment. En octobre 1986, j’ai fais l’acquisition d’un terrain à Juvignac où j’ai établi l’Intermarché puis ceux de l’avenue des Moulins, Clémenceau, la Croix d’Argent à Montpellier se sont s’enchainés. En 2000, l’Intermarché de Juvignac est devenu un Hyper Intermarché de 3000 m2 avec le Centre Commercial « Les Portes du Soleil » et l’arrivée d’autres enseignes. Nous avions un maillage clairement défini à l’époque par Georges Frêche. Sa demande a toujours été très claire : si vous vouliez créer de l’entreprise et faire de la richesse sur le territoire, il fallait également s’investir dans la cité. S’investir dans la cité, cela signifiait s’investir au niveau du sport et c’est ce que j’ai fait dans le rugby, le hockey, le basket entre autres.

En parallèle, j’étais membre du MEDEF depuis de très longues années lorsqu’en 2006, on m’a demandé de faire partie du bureau. Et de 2008 à 2011, je suis devenu Président du MEDEF avant d’être Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Montpellier. Avec le remaniement des régions et des départements, je suis devenu 1er Vice-Président de la CCI Occitanie.

Je suis un chef d’entreprise très investi dans mon territoire. Il m’a beaucoup donné à travers toutes les entreprises que j’ai pu créer mais il était temps de lui redonner. Je peux donner de mon expérience, de ce que j’ai vécu tout en étant attentif à l’évolution et aux changements, notamment avec l’avènement du numérique.

Nous cherchons aujourd’hui au sein de la CCI de l’Hérault à être différenciant et à moderniser notre réseau.

Pourquoi avoir choisi le handball ?

Au départ, mon fils était passionné par le handball et je l’ai sponsorisé pendant de nombreuses années.

A l’arrivée de Patrice Canayer à Montpellier, nous sommes devenus amis et nous avons pensé qu’il serait intéressant de faire un collectif avec Serge Granger et Remi Levy car nous sommes tous passionnés par le handball. L’idée était d’avoir une société incluant 30% d’association et 70% avec un groupe d’actionnaires de 17 chefs d’entreprise. C’était différent de ce qu’il se passe au foot et au rugby qui ont un seul actionnaire avec la famille Nicollin d’un coté et Altrad de l’autre. 

Nous avons présenté le projet au nouveau maire élu de Montpellier, Monsieur Saurel, et le modèle l’a séduit.

 

Nous n’avons que les équilibres que l’on se donne.

 

Vous êtes un homme extrêmement sollicité, comment faites vous pour gérer votre vie familiale ?

Nous n’avons que les équilibres que l’on se donne. C’est aussi simple que cela.

Si vous ne faites pas cet équilibre, vous fusillez forcément quelque chose. En 2006 après la vente de mes affaires, j’ai pris la décision de prendre plus de congés notamment pendant les vacances scolaires, de gérer mes affaires pendant environ 20% de mon temps et de consacrer le reste aux autres et notamment aux 5500 entreprises qui se créent sur le département de l’Hérault.

Il faut essayer de créer et de conserver une alchimie. Pour moi c’est ainsi que cela fonctionne.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui démarre dans les affaires ?

D’abord d’aller voir les vieux briscards ! (rires)

Comment fait-on pour les approcher ?

Ils sont disponibles ! Il faut se nourrir de leurs expériences et il faut également s’adapter car le monde a changé. 

Je lui conseillerais également de venir à la CCI, au CJD, aux Femmes Chefs d’Entreprise, aux Femmes d’Actions, aux DCF, dans les réseaux économiques ! Je les vois généralement deux fois par an au sein de la Commission Réseaux de la CCI unique en France. Cela me permet de m’adresser à eux et d’échanger. L’approche que nous avons au niveau de la CCI leur est nécessaire. Nous montons des manifestations importantes comme la Place Créative où 2500 porteurs de projets viennent. Forcement, ils posent des questions, ils nous approchent. Je suis très open avec ça. J’ai instauré ici le rendez-vous des présidents pendant lequel je reçois une demi-journée par mois tous les porteurs de projets qui veulent me voir. Je vois également beaucoup de personnes pendant les manifestations que nous menons. Lors des manifestations, je ne souhaite pas être dérangé. Cependant, je prends toutes les cartes de visite afin de prendre un rendez-vous après.

Si je vous demande de vous retourner et de regarder votre passé. De quoi êtes-vous particulièrement fier ?

Ma famille d’abord puis le coté entrepreneurial et enfin toute l’amitié que tout cela a pu donner dans tous les secteurs.

Que peut-on vous souhaiter aujourd’hui ?

Que cela continue comme ça une trentaine d’année !

Vous n’en aurez pas marre ?

Vous savez, je ne suis pas bricoleur ! Je m’investirai toujours dans les milieux caritatifs ou associatifs où l’on peut aider les autres comme je le fais aujourd’hui. ■

 

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